Henri Vincent Darbault

Henri Vincent Darbault
J'en ai marre de cette vie de merde. Je vais y mettre un terme. Je m'appelle Henri et j'ai 16 ans. Vous me dites que je suis un ado en pleine crise. Moi je vous emmerde tous. Je voudrais être méchant et avoir confiance en moi. Dans les films, les mecs qui ont le plus la classe, c'est les méchants qui sont méchants et qui ont confiance en eux. Mais j'essaie de donner une image de quelqu'un que j'aimerais être, c'est tout ce que je suis. C'est un travail très chiant, il faut toujours se forcer à froncer les sourcils, parler de manière assez directe aux gens d'un ton sec, regarder les autres de haut. Et je vous dis pas comme c'est horrible de devoir se glorifier tout le temps. Je ne suis jamais moi. Jamais je ne suis moi. Moi, je ne serais jamais plus moi.
Si, si, j'ai des amis. Mais aucun d'eux ne me connais vraiment. Je ne suis qu'un miroir d'un écran de cinéma. Je suis fils unique. Je me fais chier chez moi. Les films sont ma seule distraction, et j'ai beaucoup appris grâce à eux. Je suis puceau, et je sais exactement comment ont fait crier une fille... Qu'elle jouisse quoi, vous m'avez compris. Enfin... c'est très dur de devoir être une autre personne à longueur de temps. Pour vous expliquer clairement le genre de personnage que je « joue » - car ma vie est un théâtre-, et bien je vous dirais que je suis l'homme qui d'après moi n'a pas de défauts. Et j'aimerais bien être ce genre d'Anti-héro qui n'est ni raisonnable, ni classe et qui, surtout, ne se soucis pas du tout des conséquences de ses actes. Un gros je-m'en-foutiste si vous préférez. Et bien voilà, quelques secondes après avoir signé, je grimperais sur le toit de l'immeuble et je sauterais, parce que j'en ai rien a foutre de vous, bande de grosses merdes.Vous me dégoûtez .
Dans 10 minutes je serais plus là, et qu'est ce que vous en avez a foutre ? Rien ! Je vous hais. TOUS. L'humanité entière me fait gerber.
Que dieu ai pitié de moi. Et de vous surtout.
Amen.


Henri Vincent Darbault, 29 juillet 1996

# Posté le jeudi 25 septembre 2008 13:07

True Lie

"-Pourquoi le "True Life"?
-bein tout simplement parce que c'est les désillusions qui font tout merder, tu vois et qu'il 'vaut mieux prévenir que guérir, mon frere.
-tu peux t'expliquer?
-tu vois, quand t'es môme, on t'apprend que la vie est rose, que le pere noël existe et qu'il t'apporte plein d'cadeaux, que t'es né dans un choux, que casimir est un monstre gentil, ... Alors que c'est des conneries tout ça ! j'veux surtout pas faire le pessimiste ou quoi, tu vois... Mais c'qu'on nous apprend c'est "portnawak cash"...
- (rires)
-tu vois, c'est les loosers qui se gavent de reves. Ca sert a rien de croire qu'on va etre comédien a succes ou mac.
-tu vises quoi toi?
- okay, alors t'as fait une interro en... maths disons... Voilà. bon. Tu trouves pas que c'est mieux de t'attendre a un 5 qu'a un 18?
-pourquoi?
-bein, si t'as 5, tu t'y attendais, tu vois? tandis que si t'as le 18, t'es trop trop fier de toi, tsé... Bein la vie c'est pareil... J'veux pas etre pessimiste ni rien, tu vois mais c'est comme ça...
-héhé maintenant c'est toi qui m'apprend des trucs? Tu t'prend pour qui? Serieux, arette de réfléchir, t'as toute la vie pour ça! comcentre toi sur autre chose, c'est pour les grands la reflexion, man!
-Franchement ta gueule j't'emmerde mec... Je pense pas etre grand, un jour. je le suis depuis 5 ans et grâce a toi, alors fermes la mon gars
-ow ow ! C'est bon t'as fini ta crise d'ado, là?! tu démarre toujours au quart de tour, toi, putain!...............................Frangin. J'te dis juste, et je sais que j'm'exprime mal, je sais mais... Amo... Tu te rappelles le jour où j't'ai dis, en parlant de l'alchimiste : "lis le et t'auras tout compris"... Bein voilà, p'tit frere, t'as tout compris ! : tu réfléchis comme un putain d'philosophe quand y faut, tu bosses quand y faut, tu sais triper et faire la fete comme y faut, j'te le dis cash : j'suis fier de toi, mon fere. t'es ouvert, t'es pas con...franchement, t'as tout comp/"

Voilà. Ca a coupé. Plus de batterie sans doute. Mais, une fois de plus, il m'a fait comprendre qui j'étais et ce que je valais.




Il arrive toujours au bon moment, s't'enfoiré !
True Lie
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 18:45

De battre mon coeur s'est arrêté

De battre mon coeur s'est arrêté
« -T'as connu mon père, toi ?
-Mh...
-Il était pas du tout gâteux, du genre hyperactif, autoritaire et tout ; Mais à un moment donné, il s'est mit à me faire chier, tu peux pas savoir. Bon, globalement il m'a toujours fait chier, mais là c'est devenu autre chose, il m'a fait chier d'une autre façon.
Tu vois, avant, il ne me demandait jamais mon avis... Ou alors comme ça, pour me dire qu'il me l'avait demandé, il me demandait de faire les choses, et puis moi j'les faisais !
Puis à un moment, il s'est mis à m'demander mon avis, tu vois, ce que j'pensais de ci, comment j'trouvais ça, ce que je ferais à sa place, etc.
Puis souvent, il me demandait son avis sur ses histoires de cul avec ses caissières, là, j'detestais ça, j'trouvais ça dégueulasse...
Lui, il continuait, comme si j'étais devenu son pote, ça me rendait dingue ! Ça me rendait dingue...


Puis à un moment, j'ai compris ce qui se passait, tu vois, c'était plus mon père que j'avais en face de moi, c'est comme si j'avais un môme, qui était devenu mon fils, que j'étais responsable de lui, que j'étais, que c'était moi le père, tu vois ?



En fait c'est ça, tu vois, on fait pas gaffe, et puis un jour, on-on s'reveille et puis les choses on changés de place. passes moi du feu, passes moi du feu...

Ce qui est emmerdant dans ce genre de truc, c'est que tu peux rien y faire, hein, tu peux gueuler, filer des coups de pompes dans les murs, ça sert à rien, rien du tout.
En fait, ça veut dire que le temps a passé, que ton père a pris un coup de vieux, et... Que t'as cessé d'être immortel.
Tu crois en dieu, toi ?

-Non.

- bein normalement c'est vers ce moment là qu'on commence à y croire, quand on y croyais pas. Puis à un moment donné tu comprends qui faut faire avec, quoi...
Puis mon père est tombé malade, et puis je... J'me suis occupé de lui comme on s'occupe d'un enfant, euh... J'le torchais, je lui faisais à manger, j'lui essuyais la bouche...
Et le pire dans tout ça, tu sais quoi, c'est que je voulais pas que ça s'arête. Et, euh... l'année d'après, j'ai eu mon premier enfant, voilà... »



[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 13:07

le camé lyrique

le camé lyrique
Alors, c'est ça la vie ?
On croise des gens, comme ça... le temps d'une soirée, on les connaît même pas.
« Oh tiens, toi, tu es fort mignonne, ça te dirais que je gicle dans ta bouche ? »

L'air frais me fait du bien.
Ca va pas assez vite. On vit à 200 à l'heure, mais la vie reste lente –ou du moins, on cherche à vivre à 200 à l'heure-.
Allez, désespère pas, vieux, un rail et tout ira mieux. Un rail. Un train. Ce soir je prend le train de nulle part. Peut être ne reviendrais-je pas de ce long voyage.

On en veut toujours plus. Surtout moi. Les gens veulent du beurre. Moi, je veux le beurre, l'argent du beurre ; la crémière ( surtout la crémière), la crémerie, le pâté de maison autour de la crémerie, le monde.
Moi j'veux pas vivre à 200 à l'heure, ça me suffit pas. J'veux vivre à mach 20, m'exploser la tête contre le mur du son. J'veux vivre à la vitesse de la lumière.

Que faire quand on a le nez blanchi par l'innocence, 4 grammes d'alcool dans le sang, à l'arrière d'un taxi londonien, en train de se faire pomper par Angéla X (Depuis quand les anges avalent ?), lorsqu'on a 33 ans ?

Prier pour ne pas mourir de suite. Non, en fait je m'en fous.
A 33 ans, j'peux bien crever, de toutes façons, a ce qu'il parait, c'est l'age rêvé pour ressusciter.

Je ferais mieux que de cracher, j'irais pisser sur vos tombes

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 13:00

Une Bonne soirée

Une Bonne soirée
Tout d'un coup, le monde qui m'entourait m'a semblé devenir ce que j'appelerais « un grand n'importe quoi intergalactique ».
La place « Henri Dès » -ou « Henri II », je ne me souviens plus très bien- était vide.
Il pleuvait, ma chemise Dior était trempée, le bouquet de roses était depuis longtemps expédié à la poubelle, et pour courroner le tout, la coke n'agissait plus. Fin de soirée.

Que faire un samedi soir, à deus heures du matin, avec une chemise Dior détrempée, 10 grammes de C, et 2 nuits blanches dans le nez ? (ou alors, est-ce les 10 grammes qui sont dans le nez ?).
J'établis alors une « Tchèque-liste » (que viennent faire les Tchèques là dedans ?) :
-Chez manu : non, fini les plans OM/PSG
-une pute : non, trop vulgaire
-un ciné : non, je suis clostrophobe
-Maman : non, il est trop tot...
-un bar : non, un peu de classe, tout de même !
-une discothèque, alors ? : non, trop de puceaux boutonneux
-mmmh... Un club privé, super branchouille, un peu lounge sur les bords, open bar, happy hour, soirée mousse, ecstas à gogo, putes classes : Voté OUI à l'unanimité.

Je suis direct emballé, croise un taxi et me jette sous ses roues :
« -Vous allez où ?
-Au red apple » dis-je d'un air jeune, sensuel, et avec un hochement de tete, cmme dans les pubs. « Et vous ? » rajoutais-je non pas pour le destabiliser, ni l'encombrer de questions connes, mais pour engager une sorte de discussion et pour eviter ce genre de blanc où l'on entend les mouches voler (à Paris) et les cigales... Cigaler (à Marseille). Le chauffeur me regarde d'un air stoïque, m'essuie le nez macculé de blanc, lèche son doigt, me souris d'un air malsain, et annonce la couleur :
« au red apple ! ».
Au raide appel ? Quel est ce message codé ? serait-ce un dealer ? Quel est la signification de ces mots ? En fait je crois que la Coke agis encore : à mes yeux, il parle a 200 à l'heure, bouffe les mots et conduis comme un schumacher... je suis déchiré.

Enfin, de toutes façons, je ne cherche plus à comprendre quoi que ce soit depuis que juliette m'as giflé, il y a 20 minutes. Je crois qu'elle n'aime pas les mecs qui ont une chemise Dior trempée et qui de plus, n'assument pas leur responsabilités quand viens la phrase, que dis-je, la sentence :
« je suis enceinte ».
Mais quel homme normalement constitué peut-il endurer cela ?!
Je suis à l'arrière d'un taxi, je viens de sniffer un rail sur le bloc-note (sur lequel je conte mon anecdote) et ce soir, 22 novembre 2002, moi, Léo Soléri trentenaire déséspéré, je lance un appel aussi desespéré que moi à toutes les citoyennes femelles françaises :
« Où te trouves-tu, sublime muse, toi qui arreteras de nous peter les couilles, à nous, simples mortels ?! »

Voilà, c'est fait.
Je peux enfin me saouler la gueule l'esprit et le c½ur vidés, l'âme en paix.
Que le seigneur vous benisse.

Arrivée au ... Raide appel, je tire deux nouveaux rails sur le capot du taxi.
N'ayant pas de quoi payer ce pauvre smicard, je lui fais partager ma poudreuse, en gage de paiement. Ne tenant pas à cette drogue, il m'offre un billet de 100¤.
Maintenant il faut faire les comptes :
-A vue de nez, il me reste 5 grammes.
-je crois que j'ai des clopes.
-je suis néo-célibataire
-je vous emmerdes tous
-c'est pas ce soir que je me flinguerais
-par contre, c'est ce soir que :
1) je baise dans des chiottes 5 étoiles.
2) je me ruine en matiere de défonce (taz, coke, alcool, MD...).
3) je défonce le barman.

Je connais bien le videur, il me laissera rentrer facilement : quand Joseph (oui, il est black, oui c'est son nom, oui il est videur... Comme tous les Joseph black martiniquais) à appris pour Juliette et moi, il m'as lancé un genre de :
« -ah bravo Léo ! Une de perdue...
-Ouais je zais, dissedertrouvé, je zais !!» dis-je d'une vois rocailleuse, qui apparament ne m'appartenait pas... Et qui, en plus de cela, bouffait les mots...









[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 12:53